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VACCINS

Le présent compte rendu est fondé sur des données médicales présentées lors d'un congrès de médecine reconnu ou publiées dans une revue avec comité de lecture ou dans un commentaire signé par un professionnel de la santé reconnu. La matière abordée dans ce compte rendu s'adresse uniquement aux professionnels de la santé reconnus du Canada.

INFO-RESSOURCES

Juillet-septembre 2010

Vaccin quadrivalent contre le VPH : protection robuste et durable contre les lésions de bas grade

Dillner J and the FUTURE I/II Study Group. Four-year efficacy of prophylactic human papillomavirus quadrivalent vaccine against low-grade cervical, vulvar, and vaginal intraepithelial neoplasia and anogenital warts: randomised controlled trial. BMJ 2010;341:c3493.

D’après les résultats à 4 ans de deux essais pivots, le vaccin quadrivalent contre le virus du papillome humain (VPH) confère une protection robuste et durable contre les condylomes ainsi que les dysplasies vulvovaginales et cervicales légères liées aux types 6, 11, 16 et 18 du VPH. Le Dr Joakim Dillner, Université de Lund, Malmö, Suède, et son équipe multicentrique ont réalisé une analyse groupée des essais FUTURE (Females United to Unilaterally Reduce Endo/Ectocervical Disease) I et II afin de déterminer dans quelle mesure le vaccin anti-VPH quadrivalent avait pu prévenir les lésions vulvovaginales et cervicales de bas grade (VIN/VaIN/CIN de grade I et condylomes) après un suivi moyen de 42 mois. «Nous voulions aussi déterminer la proportion de lésions de bas grade évitables par la vaccination contre les types 6, 11, 16 et 18 du VPH», affirment les chercheurs. Lors des essais FUTURE I et II, 17 599 femmes de 16 à 26 ans ont été randomisées de façon à recevoir au moins le vaccin quadrivalent ou placebo.

Le premier jour de l’étude, la prévalence de l’infection par au moins un type vaccinal du VPH était de 14,7 % selon l’amplification génique par PCR et de 19,8 % selon le dosage sérologique. Selon l’analyse per protocol ciblant les sujets vulnérables, la seule analyse à porter sur les sujets qui avaient reçu les trois doses, le vaccin s’est révélé efficace à 96 % contre les CIN 1 causées par l’un ou l’autre des quatre types. La stratification par type de VPH a révélé que l’efficacité du vaccin contre les CIN 1 variait entre 94 % pour le type 16 et 100 % pour les types 6 et 11. Aucun cas de VIN ou de VaIN attribuable aux types vaccinaux n’a été signalé, d’où une efficacité de 100 %. Deux cas de condylomes dus à un type vaccinal (6 dans les deux cas) ont été confirmés dans le groupe vacciné vs 190 cas dans le groupe placebo, pour une efficacité de 99 %. Fait important, les types 6 et 11 ont été incriminés dans 98 % des condylomes chez les témoins.

«Comme on s’y attendait, comparativement à l’analyse per protocol [...], l’analyse ciblant la population vulnérable dans son ensemble et l’analyse en intention de traiter [IT] ont objectivé un plus grand nombre de CIN/VIN de bas grade et de condylomes», précisent les auteurs. La supériorité du vaccin est demeurée statistiquement significative contre les quatre pathologies évaluées, l’efficacité variant entre 90 % contre les VIN et 100 % pour les VaIN selon l’analyse ciblant la population vulnérable dans son ensemble et entre 69 % contre les CIN 1 et 83 % contre les VaIN selon l’analyse en IT.

Sans égard au type de VPH en cause, le vaccin s’est révélé efficace à 30 % contre les CIN 1, à 75 % contre les VIN 1, à 48 % contre les VaIN 1 et à 83 % contre les condylomes selon l’analyse ciblant la population jamais exposée à la majorité des types de VPH.

Toujours sans égard au type de VPH en cause, les taux d’efficacité correspondants étaient 20 % (CIN 1), 32 % (VIN 1), 31 % (VaIN 1) et 62 % (condylomes) selon l’analyse en IT. «Il est important pour plusieurs raisons de documenter l’efficacité du vaccin contre les lésions de bas grade, estiment les auteurs. D’abord, parce que ces lésions se manifestent rapidement après l’infection et que la diminution de leur incidence sera le premier gain cliniquement apparent associé à la vaccination contre le VPH». Ensuite, parce que les taux de condylomes et de CIN 1 sont «considérablement plus élevés» que les CIN 2/3, et que le nombre absolu de CIN 1 évitées par la vaccination devrait être très élevé en présence d’une vaste couverture vaccinale. Cette étude apporte «de solides preuves» de la proportion de lésions de bas grade positives pour les types 6, 11, 16 et 18 du VPH, notent les chercheurs.

Du point de vue de la santé publique, les lésions vulvovaginales et cervicales de bas grade sont très importantes, car le diagnostic, le suivi et le traitement de ces lésions courantes génèrent beaucoup d’anxiété chez les patientes, une morbidité importante et de fortes dépenses de santé. «L’incidence élevée des lésions de bas grade observée dans le groupe placebo et le bénéfice estimé de la vaccination en termes de fardeau de morbidité total, sans égard au type de VPH, semblent indiquer qu’une partie importante du bénéfice clinique observé les premières années après la commercialisation du vaccin anti-VPH découlera d’une incidence moindre des CIN 1 et des condylomes», concluent les auteurs.

RÉSUMÉS D’ARTICLES PARUS DANS :

BMJ : www.bmj.com/

Vaccine : www.sciencedirect.com

J Adolesc Health : http://jahonline.org

Vaccin contre le zona : sûr et efficace en présence d’antécédents de zona

Mills et al. Safety, tolerability, and immunogenicity of zoster vaccine in subjects with a history of herpes zoster. Vaccine 2010;28(25):4204-9.

L’essai pivot SPS (Shingles Prevention Study) a démontré qu’une dose unique du vaccin contre le zona avait réduit l’incidence du zona de 51 %, l’incidence des névralgies postzostériennes (NPZ) de 67 % et le fardeau de morbidité associé à la douleur causée par le zona de 61 % chez des adultes de =60 ans, par rapport à des témoins sous placebo.

De nouvelles données confirment que le vaccin contre le zona est sûr et efficace chez les patients ayant des antécédents de zona, ce qui étaye la recommandation de l’Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) pour la vaccination systématique contre le zona chez tous les adultes immunocompétents de =60 ans, quels que soient leurs antécédents de zona. Le Dr Richard Mills, Palmetto Medical Research, Mount Pleasant, Caroline du Sud, et son équipe ont évalué l’innocuité et l’immunogénicité du vaccin contre le zona chez des patients de =50 ans ayant déjà signalé un épisode de zona. Il existe très peu de données sur l’efficacité du vaccin dans cette population particulière, car elle est généralement exclue des essais cliniques.

En tout, 101 sujets âgés de 68 ans en moyenne ont été randomisés de façon à recevoir soit le vaccin dès le 1er jour puis un placebo la 4e semaine (groupe I), soit un placebo le 1er jour puis le vaccin la 4e semaine (groupe II). «Durant les 28 jours suivant chaque injection, nous étions à l’affût de manifestations indésirables [MI], d’une exposition à la varicelle ou au zona et de l’apparition d’une éruption évoquant la varicelle ou le zona ou d’une éruption apparentée, affirment les chercheurs. Un échantillon de sang était prélevé avant chaque injection le 1er jour et la 4e semaine, puis à la 8e semaine.» Les patients étaient aussi stratifiés d’après le temps écoulé depuis le dernier épisode de zona : soit 5 à 9 ans, soit =10 ans.

Le rapport des moyennes géométriques des titres d’anticorps (MGT) (vaccin:placebo) était de 2,07, alors que les MGT ont été multipliées par un facteur de 2,1, entre la prévaccination et la 4e semaine chez les sujets vaccinés d’emblée vs un facteur de 1,0 chez les autres. «Aucun sujet n’a signalé de MI grave durant le suivi de 28 jours post-vaccination, notent les chercheurs, et aucun abandon pour cause de MI n’a été signalé.» La proportion de sujets rapportant des MI systémiques était comparable et faible tant après la vaccination qu’après l’injection du placebo. Chez ces sujets ayant des antécédents de zona, les titres d’anticorps anti-VZV étaient initialement plus élevés, en moyenne, que chez les sujets de l’essai SPS qui n’avaient jamais eu d’épisode de zona.

Chez les sujets vaccinés, les MGT initiales étaient plus faibles si l’épisode remontait à 10 ans ou plus que s’il était plus récent, «ce qui veut dire que la forte stimulation de la réponse immunitaire observée après un épisode de zona s’estompe avec le temps», précisent les chercheurs. Inversement, le facteur de multiplication des MGT anti- VZV entre la prévaccination et la 4e semaine post-vaccination était plus élevé dans le groupe vacciné que dans le groupe témoin, peu importe le temps écoulé depuis l’épisode de zona ou l’âge. Comme dans les études antérieures, le facteur de multiplication des MGT était plus élevé chez les sujets de 50 à 59 ans que chez ceux de =60 ans.

La majorité des médecins qui vaccinent les jeunes filles contre le VPH recommandent de vacciner les jeunes hommes

Weiss et al. Human papillomavirus vaccination of males: attitudes and perceptions of physicians who vaccinate females. J Adolesc Health 2010;47(1):3-11.

Une vaste enquête auprès de médecins des États-Unis a montré que >90 % des pédiatres et des médecins de famille qui vaccinent des jeunes filles contre le virus du papillome humain (VPH) recommanderaient aussi la vaccination des jeunes hommes de 13 à 18 ans et de 19 à 26 ans.

Le Dr Thomas Weiss, West Point, Pennsylvanie, et son équipe multicentrique ont tenté d’évaluer l’attitude des médecins américains à l’égard de la vaccination des hommes et de savoir s’ils recommanderaient le vaccin à leurs patients de sexe masculin. Le questionnaire a été distribué à un échantillon aléatoire stratifié de 2714 médecins admissibles, et 1158 d’entre eux y ont répondu. Quelque 1094 répondants ont été inclus dans l’analyse définitive : les pédiatres (n=595) étaient légèrement plus nombreux que les médecins de famille (n=499), mais hommes et femmes étaient répartis assez également.

La quasi-totalité des répondants étaient d’accord pour dire que les hommes sont vulnérables à l’infection à VPH et que les verrues génitales et anales peuvent avoir de graves conséquences physiques, émotionnelles et financières chez les hommes. «De même, la majorité était d’accord pour dire que l’infection à VPH pourrait contribuer aux cancers de l’anus, du pénis et de la tête et du cou chez l’homme.» La majorité des médecins étaient totalement ou plutôt d’accord pour dire que l’on devrait vacciner les hommes pour les protéger contre les verrues génitales et anales et qu’il serait important de le faire pour prévenir les cancers de l’anus et du pénis. «Il n’est donc pas étonnant que les médecins aient été en désaccord [35,8 % en total désaccord et 31,7 %, plutôt en désaccord] avec l’énoncé selon lequel le VPH cause trop peu de cancers pour qu’il vaille la peine de vacciner les hommes.»

La plupart des participants étaient aussi en désaccord avec l’énoncé selon lequel il est illogique de vacciner les hommes, car il y a d’autres formes de traitement pour les verrues génitales et anales. De même, la plupart des médecins étaient en total désaccord ou plutôt en désaccord pour dire qu’il est trop tard pour vacciner un adolescent s’il est déjà sexuellement actif. Au sujet des raisons motivant la vaccination des hommes, la très grande majorité des répondants ont indiqué que les hommes protégeraient ainsi leurs partenaires futures contre l’infection par le VPH ainsi que contre le cancer du col et d’autres conséquences de l’infection à VPH.

En revanche, les répondants étaient aussi majoritaires à ne pas être d’accord pour dire qu’il n’y a pas lieu de vacciner à la fois les hommes et les femmes si les femmes sont déjà vaccinées contre le VPH. La majorité des répondants (97,8 %) recommandaient la vaccination contre le VPH chez les jeunes filles de 13 à 18 ans, alors qu’une petite minorité – 18 % – recommandait la vaccination des filles de 9 ou 10 ans.

Des tendances similaires ont été observées dans le cas des garçons, plus de 93 % des répondants ayant indiqué qu’ils recommanderaient le vaccin aux garçons de 13 à 18 ans vs seulement 24 % environ aux garçons de 9 ou 10 ans. La vaccination des garçons a un autre avantage aux yeux des médecins : ce serait l’occasion idéale pour le médecin de discuter de santé sexuelle avec ses patients adolescents, surtout les plus jeunes, ou leurs parents.

Les répondants n’étaient pas catégoriques sur la façon dont la vaccination sans égard au sexe changerait les attitudes à l’égard de la vaccination contre le VPH et l’acceptation du vaccin. Ils ont aussi répondu avec ambivalence à la question de savoir si une politique de vaccination sans égard au sexe augmenterait la couverture vaccinale chez les filles ou leur faciliterait la tâche pour recommander la vaccination des jeunes filles. Cette enquête nous a toutefois appris quelque chose de «nouveau» : les médecins sont significativement plus nombreux à recommander le vaccin anti-VPH aux garçons de 9-10 ans qu’aux fillettes du même âge. Peut-être pensent-ils que les garçons sont sexuellement actifs à un plus jeune âge que les filles, mais «peut-être croient-ils également aux bénéfices directs de la vaccination des garçons, c’est-à-dire la protection contre les verrues génitales et les cancers anogénitaux», concluent les auteurs.

La mémoire immunitaire contre l’anatoxine tétanique ne persiste pas

Posfay-Barbe et al. Frequency failure of adolescent booster responses to tetanus toxoid despite infant immunization: waning of infancyinduced immune memory? Vaccine 2010;28(27):4356-61.

Selon une étude multicentrique réalisée chez des étudiants de 10 à 15 ans, la mémoire immunitaire contre l’anatoxine tétanique (AT) – l’un des antigènes vaccinaux les plus puissants – administrée au cours des premiers mois de vie n’a pas persisté à un niveau suffisant, si bien qu’une dose de rappel unique n’a pas réactivé la réponse anticorps (Ac) chez la plupart des sujets. La Dre Klara Posfay-Barbe, Hôpitaux universitaires de Genève, Suisse, et son équipe multicentrique ont administré une dose de rappel de l’AT à des enfants de neuf classes dans quatre écoles primaires et de quatre classes d’écoles secondaires.

Les chercheurs ont recruté 381 étudiants en bonne santé. Selon les carnets de vaccination, 89,5 % d’entre eux avaient reçu au moins une dose du vaccin pédiatrique contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC). La cohorte principale ciblée par l’analyse se composait d’adolescents qui avaient officiellement reçu trois doses du vaccin DTC pédiatrique. Les titres initiaux d’Ac anti-AT étaient faibles chez tous les sujets, voire très faibles (<0,10 UI/mL) chez >92 % d’entre eux.

Une semaine après la dose de rappel unique, les titres moyens d’Ac anti-AT avaient été multipliés par un facteur de >11. Cependant, seulement un peu plus de la moitié (55 %) des adolescents ayant reçu trois doses du vaccin DTC pédiatrique ont atteint le seuil protecteur contre le tétanos (0,10 UI/mL). Les titres d’Ac anti- AT ont été multipliés par un facteur de =4 chez 46 % de ces sujets. Parmi les adolescents qui avaient reçu une dose unique du vaccin DTC pédiatrique, 94 % avaient des titres d’Ac <0,10 UI/mL au départ. Une semaine après la vaccination de rappel, les moyennes géométriques des titres (MGT) d’Ac anti-AT étaient semblables à celles des sujets de la cohorte principale (seuil protecteur atteint chez 48 % des patients).

Parmi les enfants plus jeunes (10-11 ans), 97 % de ceux qui avaient reçu trois doses du vaccin DTC pédiatrique avaient des Ac anti-AT <0,10 UI/mL au départ. Une semaine après la vaccination de rappel, 53 % avaient atteint des titres d’Ac anti-AT >0,10 UI/mL. Les auteurs n’ont pas été surpris d’observer de faibles titres d’Ac anti-AT chez la plupart des adolescents qui avaient reçu le vaccin DTC pédiatrique, car la durée de l’immunité après les trois doses de primovaccination est estimée à seulement cinq ans.

Par contre, «l’absence de réponse anamnestique anti-TT chez une proportion aussi forte d’adolescents vaccinés pendant l’enfance – la moitié – nous a surpris». L’absence de réponse Ac à la vaccination de rappel chez la plupart des adolescents va à l’encontre de la théorie actuelle, à savoir que la mémoire immunitaire persiste la vie durant, notent les auteurs.

Cette observation contredit aussi les recommandations nationales et internationales actuelles, selon lesquelles la persistance de la mémoire immunitaire permet d’obtenir une réponse secondaire 25 à 30 ans après la primovaccination.

«Comme le risque de tétanos persiste la vie durant, la conclusion de l’étude – à savoir que même si l’AT est un antigène puissant, la vaccination du nourrisson ne procure pas une mémoire immunitaire suffisante pour donner lieu à une réponse secondaire 10 à 15 ans plus tard – vient étayer solidement la recommandation récente de l’Organisation mondiale de la Santé voulant que l’on administre des doses de rappel du vaccin DTC durant l’enfance, concluent les auteurs. L’étude montre aussi que ces doses de rappel doivent être administrées avant que la mémoire immunitaire ne s’estompe.»

Un interféron en vaporisation nasale prévient les infections respiratoires virales chez des recrues militaires à risque élevé

Gao et al. A randomized controlled trial of low-dose recombinant human interferons alpha-2b nasal spray to prevent acute viral respiratory infections in military recruits. Vaccine 2010;28:4445-51.

Un essai comparatif avec randomisation mené en Chine a démontré qu’un nouvel interféron humain recombinant en vaporisation nasale pouvait prévenir diverses infections respiratoires virales aiguës chez des recrues militaires à risque élevé.

Le Dr Lulu Gao, Southern Medical University, Guangzhou, et ses collaborateurs du Centre chinois de lutte contre les maladies, Beijing, ont réalisé cet essai durant la période d’entraînement militaire de base de nouvelles recrues dans 12 unités de divers districts en Chine. Chaque unité recevait 120 à 150 recrues logeant par groupes de 8 à 10 dans des baraques de 30 m2 pendant les 3 mois de l’entraînement. En tout, 721 recrues ont reçu un nouvel interféron alpha-2b humain recombinant à faible dose (rIFNa-2b) 2 fois/jour, 5 jours d’affilée. Les témoins (n=728) recevaient un placebo, aussi en vaporisation nasale. Des tests ELISA ont permis de quantifier les anticorps IgM contre l’adénovirus du groupe B (ADV), le virus respiratoire syncytial (RSV), le virus grippal A (Flu-A), le virus grippal B (Flu-B) et les virus paragrippaux 1 à 3 (PIV 1-3).

L’analyse per protocol a révélé que l’interféron avait permis de prévenir environ 60 % des infections par l’ADV, 72 % des infections par le RSV et au moins 75 % des infections par les virus Flu-A et Flu-B et les PIV 1-3. La diminution par rapport au groupe placebo était significative dans tous les cas, sauf pour les infections par le RSV. L’analyse en intention de traiter a généré des taux similaires : environ 60 % contre l’ADV, environ 72 % contre le RSV et au moins 75 % contre les virus Flu-A et Flu-B et les PIV 1-3. Le nombre de patients à traiter (NPT) pour prévenir un cas d’infection liée à l’ADV s’élevait à 24; pour les infections par Flu-A, Flu-B et PIV 1-3, le NPT était beaucoup plus faible (7 à 9).

«Aucun abandon n’a été motivé par une intolérance à la vaporisation, soulignent les auteurs. Dans l’ensemble, le rIFNa-2b intranasal administré à faible dose et à court terme [1,8 x 106 UI/jour pendant 5 jours] a été bien toléré.»

Des titres protecteurs d’anticorps contre les hépatites A et B persistent pendant 5 ans

Marshall et al. Long-term (5-year) antibody persistence following two- and three-dose regimens of a combined hepatitis A and B vaccine in children aged 1 to 11 years. Vaccine 2010;28(27):4411-5.

Selon le suivi à long terme d’une étude sur la persistance des anticorps (Ac) contre le virus de l’hépatite A (VHA) et le virus de l’hépatite B (VHB) après deux ou trois doses de primovaccination contre les hépatites A et B, les titres protecteurs d’Ac persistent pendant 5 ans chez la plupart des sujets.

La Dre Helen Marshall, University of Adelaide, Australie, et son équipe multicentrique ont évalué la persistance à long terme des Ac anti-VHA et anti-VHB chez les sujets de l’étude qui avaient reçu à l’âge de 1 à 11 ans soit trois doses de la préparation pédiatrique, soit deux doses de la préparation pour adultes du vaccin combiné contre les hépatites A ou B. «L’étude était aussi conçue pour évaluer la persistance de la mémoire immunitaire contre les antigènes vaccinaux chez des sujets dont les titres d’Ac anti-VHA avaient chuté sous 15 mUI/mL et les titres d’Ac anti-VHB, sous 10 mUI/mL», précisent les auteurs. En tout, 511 sujets ont participé à l’étude qui s’est terminée en juillet 2002.

Cinq ans plus tard, 206 sujets ont participé à l’évaluation à long terme de l’immunogénicité des vaccins. «Un mois après la primovaccination, les titres d’Ac anti-VHA s’élevaient à =15 mUI/mL dans les deux groupes», soulignent les chercheurs. Les titres d’Ac ont chuté relativement vite au cours de la première année, mais ils se sont ensuite stabilisés. Néanmoins, même après cinq ans, les titres d’Ac anti-VHA s’élevaient à =15 mIU/mL chez 100 % des sujets des deux groupes.

Toujours à 5 ans, les chercheurs ont observé des titres d’Ac anti- VHB =10 mUI/mL chez 94,1 % des sujets ayant reçu deux doses et 97 % des sujets ayant reçu trois doses. «Aucun des sujets de cette étude n’est devenu séronégatif pour le VHA, et seule une minorité a atteint des titres d’Ac anti-VHB <10 mUI/mL», ajoutent les auteurs.

Afin d’évaluer la persistance de la mémoire immunitaire contre l’AgHBs chez ces sujets, on leur a administré une dose de rappel du vaccin anti-VHB. Un mois plus tard, les chercheurs ont observé une réponse anamnestique chez tous les sujets des deux groupes.

«Les résultats à long terme de ces études confirment l’immunogénicité persistante du schéma de primovaccination à deux doses, concluent les auteurs. L’innocuité, l’immunogénicité et la mémoire immunitaire à long terme associées à un nombre moindre d’injections sont autant d’avantages qui font du schéma à deux doses du vaccin combiné contre les hépatites A et B [pour adultes] une mesure de prévention efficace contre les hépatites A et B.»

Faible couverture du vaccin antigrippal chez les futurs travailleurs de la santé au Royaume-Uni Blank et al. Influenza vaccination of future healthcare workers: a cross-sectional study of uptake, knowledge and attitudes. Vaccine 2010;28(29):4668-72.

La couverture extrêmement faible du vaccin antigrippal chez les futurs travailleurs de la santé (TS) en contact avec les patients est bien loin des objectifs du gouvernement au Royaume-Uni (R.-U.).

La Dre Debra Blank, University of Birmingham, R.-U., et son équipe ont évalué la couverture du vaccin antigrippal chez les futurs TS et l’ont comparée à celle des TS en poste. «Nous avons mené une enquête ponctuelle durant la saison 2008-2009 au College of Medical and Dental Sciences, University of Birmingham, Midlands de l’Ouest. Nous avons recruté des étudiants représentatifs de la population des futurs TS en contact direct avec les patients et admissibles à la vaccination antigrippale», expliquent les auteurs. Des étudiants de chaque année du premier cycle ont été recrutés en médecine, en soins infirmiers, en physiothérapie et en médecine dentaire, puis classés en deux groupes (préclinique et clinique) selon leur degré d’exposition aux patients.

Les chercheurs ont déterminé d’après les 519 questionnaires retournés que seulement 8 % des futurs TS avaient été vaccinés contre la grippe (influenza) durant la saison 2008-2009. Le meilleur taux de vaccination a été observé chez les futures infirmières (12,7 %); venaient ensuite les étudiants en physiothérapie (8,2 %), en médecine (8,1 %) et en médecine dentaire (0 %). Un peu moins de 4 % des étudiants du groupe préclinique et un peu plus de 10 % des étudiants du groupe clinique avaient reçu le vaccin antigrippal l’année d’avant. Les taux de vaccination chez les futurs TS étaient encore plus faibles que chez les TS en poste; par ailleurs, 13,4 % de ces derniers avaient été vaccinés contre la grippe durant la saison 2007-2008.

En revanche, la couverture vaccinale était plus vaste chez les futures infirmières (12,7 %) que chez les infirmières en poste (11,1 %). Les futurs TS étaient bien renseignés, les trois-quarts environ des répondants ayant fait état de connaissances précises sur la morbi-mortalité imputable à la grippe et la quasi-totalité, sur son infectiosité.

Malgré cela, «la couverture vaccinale était faible. Il ne suffit pas de bien renseigner les TS pour les encourager à se faire vacciner, concluent les auteurs. Des campagnes promotionnelles s’imposent pour souligner l’importance de la vaccination en termes de protection, tant pour les TS que les patients, et déboulonner les mythes au sujet du vaccin.»

À V E N I R

Conférence nationale de l’American Academy of Pediatrics 2-5 octobre 2010/San Francisco, Californie http://www.aapexperience.org/

La 48e Assemblée annuelle de l’Infectious Diseases Society of America 21-24 octobre 2010/Vancouver, Colombie-Britannique http://www.idsociety.org/IDSA2010.htm

La 59e Assemblée annuelle de l’American Society of Tropical Medicine and Hygiene 3-7 novembre 2010/Atlanta, Géorgie http://www.astmh.org/home.htm

La 9e Conférence canadienne sur l’immunisation 5-8 décembre 2010/Québec, Québec http://www.santepublique.gc.ca/immunconf/2010

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